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Les résumés RALLYES de la saison 2003, sont parrainés par
l'Association Suisse des Navigateurs


Résumé du 7ème Rally del Ticino 2003

 

Septième du nom, le rally del Ticino 2003, nous à gâté par la richesse du plateau. Un organisation maintenant bien rodée, nous à permis de suivre cette 3ème manche du championnat Suisse des rallyes version 2003.

Grandissime favori, Olivier Burri et Christophe Hofmann, s'alignaient au volant de la voiture la plus évoluée du plateau, une Subaru Impreza WRC modèle 2002, en provenance directe des ateliers de Prodrive. Une cohorte de pilotes Italiens, au volant de voitures moins affûtées, mais tout aussi redoutables, jouant également le nouveau trophée IRC dont le rallye du Tessin en est une manche, ne comptaient pas laisser filer la belle bleue aussi facilement. Du côté des équipages Suisses, Christian et Christiane Jaquillard ne partaient pas battus d'avance, même si leur matériel, une Toyota Corolla WRC pas de toute première fraîcheur comparé à sa rivale Nipone, pouvait créer la surprise, tant son pilote était déterminé. Autre WRC engagée côté helvétique, la Ford Escort du Jurassien Nicolas Althaus et de son fidèle navigateur Jean-Paul Charpilloz. Bien que limite côté budget, ils prenaient part pour la première fois à ce rallye. Habitué à disputer son unique rallye de l'année, l'ex pilote de F1, Loris Kessel, s'aligne avec une Ford Focus modèle 2001, et devrait donner du fil à retordre à ses compagnons de classe. Au vu du plateau, la victoire finale se jouerai certainement entre WRC. Dans les autres classes de ce groupe A, Christian Blanchard et Frédéric Helfer, au volant de leur Renault Clio S1600, s'ils ne pouvait pas rivaliser contre les WRC, espéraient secrètement réussir un coup, comme ont dit dans le jargon. " On n'a pas effectué une séance de roulage avant, et avec ce type de voiture, il me faudra une ou deux spéciales pour la reprendre en mains, nous confiait Blanchard. Nous allons nous concentrer sur le championnat suisse, sans trop ce soucier de ce qui ce passe devant, les points ici seront à prendre avec la régularité. "
La première étape, disputée sur trois spéciales, dont la première était considérée comme le juge de paix de ce rallye, la bien nommée " Valcolla " et ses presque 22 kilomètres, a joué son rôle pleinement ! Burri s'élançant en premier, au premier pointage après 5 kilomètres où nous nous trouvions, il disposait de 15 secondes d'avance sur les deux meilleurs à le suivre, Kessel et Jaquillard. Si on fait le compte, cinq kilomètres et 15 secondes, au final une bonne minute sur la totalité de l'épreuve, autant dire, que si cela ce confirmait, le gouffre serait crée, et le coup d'assommoir pour l'intérêt de la course ! Il n'en fut rien, Burri partant en tête à queue, il mit énormément de temps à trouver la marche arrière, pas si simple le système de vitesses au volant, et c'est finalement 4ème qu'il termine cette ES, avec 12 secondes de retard sur l'Italien Marco Silva et son Escort WRC. Deuxième Kessel limite en concédant 5 secondes. Jaquillard pointe à 30 secondes déjà, avouant plus tard ne pas avoir fait le bon choix de gommes et manquant de pinçage sur le train avant, empêchant ses pneus de monter en température. Beaucoup d'abandons lors de cette première spéciale, pas moins de 13 voitures manquent à l'appel, parmi lesquels on trouve Ivan Cominelli, sa Renault Clio privée d'attaches de suspensions, l'amortisseur avant gauche jouant de la fille de l'air dès le départ, à l'approche des premières épingles, la roue gauche se couchant sous l'auto. Autre Clio à ne pas terminer cette spéciale, celle d'Eric Zufferey. Plus grave seront les abandons de Patrick Bagnoud (Peugeot 206 coupe) qui s'est littéralement payé un frontal avec un mur, le moteur se faisant une petite place dans l'habitacle ! Bagnoud souffrait du choc et portait une minerve en attendant l'ouverture de la route, son navigateur Eric Dietrich était transporté à l'hôpital pour un contrôle, il souffrait du poignet. Un autre équipage à avoir connu l'abandon, celui de Marijan Babic et Alessandro Amédeo, leur Citroën Saxo refusant de freiner à l'approche d'une épingle, afin de ne pas percuter le public, Babic s'y employa en câblant et parti au trou, effectuant deux tonneaux, l'auto est bonne pour la casse.
Seconde spéciale, les choses rentrent dans l'ordre, puisque Burri y signe le scratch, 5 secondes devant Jaquillard et 8 devant Althaus. Ce temps d'Althaus sera le temps forfaitaire alloué à tous les concurrents, puisque Kessel part à la faute dans ce chrono, la Focus out, un candidat à la victoire hors jeu, dommage. Lors de la troisième et dernière spéciale de cette première journée, sous forme de spéciale en boucle, Burri s'octroie un nouveau scratch, et du coup reprends le commandement de l'épreuve avec un infime avance de 8 dixièmes sur Silva, et presque 17 secondes sur Giacomo Ogliari (Subaru Impreza WRC 99) L'Italien Mauro Zanchi (Toyota Corolla WRC) précède Jaquillard d'un peu moins de 4 secondes. 

Qu'allait nous réserver comme surprises la coupe Peugeot ? Antonio Galli et Ivan Ballinari partaient favoris, mais les autres ne l'entendaient pas de cette oreille. Si Galli s'offrait le premier scratch, on retrouvait Brice Zufferey à 5 secondes, et quatre derrière Ballinari. S'intercale Franco Cattaneo sur sa Peugeot 106, si l'auto est bien en configuration coupe, il dispose de roues de 15 pouces, qui vont l'avantager sur ce terrain, donc il ne comptabilisera pas pour la coupe. Quatrième Philippe Noirat confirme ses bonnes dispositions. Ballinari signe le meilleur chrono dans la super ES, devançant Galli de 2 secondes, et 5 sur Zufferey. Galli dispose de 12 secondes sur Ballinari et 13 sur Zufferey au terme de cette première étape, chaud la suite !

Sur le front du groupe N, Pietro Galfetti disposera désormais de la Mitsubishi EVO VII pour le reste de la saison, et s'élance sur ce Ticino en tête du classement du championnat Suisse, place qu'il lui sera difficile de conserver, il en est bien conscient. Son principal rival viendra de l'autre régional de l'étape, Paolo Sulmoni et sa Mitsubishi EVO VI, sans oublier le Franco-Suisse Christian Beroujon qui nous explique : " Face à l'EVO VII de Galfetti notre EVO VI perd environ 2 secondes au kilomètre, la différence principale entre le modèle et la boîte à crabots, la mienne ne disposant que d'une boîte synchro. De plus il est dans son jardin, et je découvre ses routes qui me plaisent beaucoup. " A ne pas oublier non plus Alain Blaser et sa Mitsu EVO VI qui reste à l'aguet de la moindre faute de ses concurrents. Privé de rally del Ticino l'an dernier pour cause de non licence, Patrick Heintz ce fait une joie de découvrir ses spéciales, ainsi que sa Subaru Impreza STI en provenance de chez First, sa Subaru habituelle ayant fait les frais de sept tonneaux lors du Critérium il y a 3 semaines. La classe des N3, plus que fournie avec 37 voitures au départ, pourrait venir jouer les trouble fête, on connaît l'agilité de certaines deux roues motrices sur ce terrain très tournant.
Sulmoni s'offre le premier scratch, 27 secondes devant Galfetti, le troisième Beroujon à près de 50 secondes ! Le meilleur en N3 est le Vaudois Didier Postizzi et sa Renault Clio RS, mais à 57 secondes de Sulmoni. Abandon important lors de cette spéciale, celle de Devis Cremona, qui perd ainsi l'occasion de marquer des points en coupe Suisse, son objectif. Abandon dans la suivante de Sulmoni, et temps forfaitaire pour toutes les groupe N, ce qui permet à Galfetti de prendre le commandement avec 25 secondes d'avance sur Beroujon. Troisième spéciale, le meilleur temps du groupe sera signé par l'Italien Luca Potente sur Clio, Heintz lâchant encore quelques secondes, son auto ne paraissant pas dans la plus grande forme. Sur cette dernière spéciale notons 11 abandons, dont celui de Julien Rey-Mermet sur problèmes de boîte à vitesses sur sa Peugeot 205.

S'est sous un soleil de plomb qu'allait se disputer l'entier de la deuxième et dernière étape. Burri ouvrant la route, la spéciale 4 et première de cette journée, était annulée après le passage de la Subaru, et tout le monde se voyait créditer du même temps. Dans la spéciale suivant, dans la région de Malcantone, c'est Jaquillard qui s'impose, deux secondes devant Burri. Les écarts ne sont pas très grands, Blanchard en terminant 8ème de cette ES est à un peu plus de 11 secondes de la Toyota fluo. Galfetti impose sa loi dans le groupe N. Ballinari s'octroie le scratch dans la coupe Peugeot, suivi de prêt par Rodolfo Esposito, qui à retrouvé une auto un peu plus performante depuis la veille, de récurrents problèmes de freins l'ont empêché de s'exprimer le vendredi, croyant même à l'abandon le premier soir déjà. Galli n'est pas loin, et derrière beau tir groupé de Noirat, Cattaneo, Pascal Bachmann (206) et Piero Marchesi (106)
Retour sur le juge de paix pour la spéciale 6, Ogliari y signe le scratch une demi seconde devant Burri. Jaquillard perd pied et concède d'un coup 17 secondes. Galfetti même s'il perd 58 secondes sur la tête de la course, n'en conserve pas moins le leader ship dans le groupe N, Heintz concédant 34 secondes dans ce seul chrono. En coupe Peugeot, Zufferey sort le grand jeu, et colle 9 secondes à Galli, tout comme à Noirat qui pointe 4 dixièmes derrière le Tessinois. En N3, c'est Mauro Rusconi qui s'octroie le meilleur temps, alors qu'en N2 Chris Gilardoni confirme ses temps de la veille, en nous régalant de passages dignes d'un tout grand ! Retrait de Samuel Ritter et sa Clio RS, il n'était pas vraiment dans le coup sur ce rallye. Au général, Althaus perd une place ce faisant doubler par la Toyota Corolla WRC de l'Italien Giorgio Dissegna. Devant, Burri conserve son avantage sur Ogliari, la mauvaise opération est pour Jaquillard qui compte désormais près de 46 secondes de retard. Sur le front du groupe N, Galfetti mène largement les débats, devant Beroujon qui est à 1'28 du Tessinois. Troisième l'autre Tessinois Riccardo Tarocco avec sa Mitsubishi EVO VII s'approche à 8 secondes de Beroujon. En coupe Peugeot, les Zufferey brothers recollent à l'homme de tête Galli, pour ne compter qu'une seconde et un dixième de retard. Problèmes pour Ballinari qui perd du coup 55 secondes, et qui conserve sa 4ème place juste devant Esposito. Spéciale 7, pour le troisième passage, tout le monde peut la parcourir en entier, pas de temps forfaitaire. Scratch de Burri devant Ogliari et Zanchi. Pas de changements non plus dans le groupe N. Premier scratch en coupe pour Esposito, 3 dixièmes devant Zufferey, et 7 dixièmes devant Noirat.
Après la pause de midi, deuxième passage de la journée dans les mêmes trois spéciales que ce matin. Burri réalisera les trois scratches, et comptera avant l'ultime super spéciale, 41 secondes d'avance sur Ogliari et 56 sur la Corolla de Zanchi. Jaquillard 4ème assure sa deuxième place dans le championnat Suisse, et possède une avance de 1'25 sur Althaus, de quoi voir venir. En coupe Peugeot, Noirat signe deux des trois scratches possibles, mais c'est Zufferey qui occupe la première place avant cette dernière spéciale, suit 18 secondes derrière Galli, Noirat pointant 3ème à 4 secondes du Tessinois. Dans le groupe N, si Galfetti est toujours devant, Beroujon s'endormait quelque peu à sa deuxième place, et par un contrôle des temps, s'aperçut que Tarocco s'approchait méchamment. Il envoya sec dans la dixième spéciale, histoire de prendre un peu d'air avant la dernière ES.
Avec plus de 40 secondes d'avance, Olivier Burri et son comparse Christophe Hofmann se voyaient rentrer à Lugano sur la première marche du podium. Hélas, trois fois hélas, tant que ce même podium n'est pas franchi, un rallye n'est jamais gagné ! Lors de ce dernier chrono, remporté par Jaquillard, un roulement de roue s'est cassé sur la belle Subaru bleue, obligeant le pilote de Belprahon de rouler au ralenti sur les derniers 5 kilomètres. " A un kilomètre prêt, avec l'avance dont nous disposions selon les calculs de Christophe, nous aurions pu conserver cette victoire, nous confiera Olivier au terme de la course. C'est vrai que c'est rageant, d'autant plus que cette pièce est faite pour tenir 500 kilomètres, et qu'ici nous avons effectué seulement un quart de la distance, plus environ 25 kilomètres d'essais le mercredi ! Déçu mais c'est la course, et avec un peu de roulage, je suis sur que cette auto à un très bon potentiel. Nous nous alignerons au prochain rallye de Madère à son volant, les primes promises par l'organisateur sont alléchantes, pour autant que l'on soit classés dans le top 7. " Finalement la victoire est revenue à Ogliari, qui n'en attendait pas moins, tout comme son copilote Jo Zoller, qui après 24 ans de compétition, tirait sa révérence. Un beau cadeau de départ que cette victoire. Burri termine troisième derrière un autre Italien, Mauro Zanchi, et juste devant Christian et Christiane Jaquillard. Troisième au classement helvétique, Nicolas Althaus n'en attendait pas moins, reste pour lui le délicat problème du budget, dans l'état on ne devrait pas le revoir au mieux avant la Ronde Jurassienne, au pire au rallye du Valais. La régularité de Christian Blanchard est à souligner, ne pouvant lutter contre des voitures bien plus puissantes, il remporte la classe A6, et s'impose dans les deux roues motrices, un titre bien honorifique ! Il devance deux Clio groupe A deux litres, l'une menée par l'Italien Andrea Zivian, l'autre par le Tessinois Luca Bizioli. Christian Studer et sa Peugeot 306 maxi, termine assez loin de Blanchard, pourtant au bénéfice d'un moteur supérieur à celui de la Clio S1600 de Blanchard, c'est du côté du châssis qu'il faudra faire évoluer s'il veut suivre le rythme. Pour raisons professionnelles, Studer fera une pause estivale. Sans une pénalité de 50 secondes, Didier Germain et sa Ford Escort aurait pu livrer bataille à la Clio de Blanchard, malheureusement pour lui il n'était pas trop dans le coup sur ce rallye, et une touchette en fin d'épreuve l'a passablement retardé.
Sur le front du groupe N, belle victoire de Galfetti, qui doit regretter son engagement en groupe A en début de saison au Lyon-Charbo, puisque au classement général partiel du championnat Suisse, Jaquillard passe en tête pour deux petits points. S'il n'est pas classé dans le championnat Suisse, Christian Beroujon termine second de groupe, les points du deuxième au championnat vont pour Tarocco qui finit dans ses talons. Belle remontée d'Alain Blaser qui termine 3ème de groupe, toujours au niveau suisse. La classe N3, très ouverte, est revenue à un Italien. Premiers Suisses, Didier Postizzi et Jean-Pierre Annen dévancent Fulvio Nani et Angelo Botta, tous trois sur Renault Clio. En N2, pas de surprises, puisque Chris Gilardoni impose sa Saxo avec 2 minutes trente d'avance sur Claudio Bausch. Au général, Gilardoni termine sur les talons des meilleures coupe Peugeot, un pilote talentueux, qu'il serait bon de retrouver sur d'autres épreuves. Dans la coupe Peugeot justement, la victoire est revenue pour la deuxième fois de la saison sur trois courses, aux frères Zufferey. En effet, Brice et Yannick terminent devant Antonio Galli pour onze secondes et demi, troisième Philippe Noirat confirme tout le bien que l'on pensait de lui. Les écarts sont infimes dans cette coupe Peugeot, comme lors de chaque course d'ailleurs, en atteste la différence de sept dixièmes entre Esposito quatrième et Ballinari cinquième. Piero Marchesi, premier des 106, aurait pu leur passer devant, seule une pénalité de 10 secondes l'en empêche. Premier équipage féminin dans la coupe lors de ce rallye del Ticino, Valérie Bachmann et Isabelle Garreau terminent assez loin, mais terminent. 
Nous ne passerons pas sous silence la très belle course d'Alain Noser et son nouveau navigateur Leone Gianinazzi dans le trophée réservé aux voitures du groupe IS. Ils imposent leur Opel Manta sur la BMW M3 de Michel Lattion et Fabrice Schaefer, bien que longtemps en tête jusqu'à la spéciale 9, ce soit une autre BMW M3 qui roulait fort, celle de Gianluca Ronzoni et d'Yvan Rusca. Bagarre de Jurassiens pour la 3ème place du groupe, Nicolas Jolidon et sa BMW 325 l'emporte pour 28 secondes sur la M3 de Clovis Brosy.

Prochaine manche dans un mois, le rallye des Alpes Vaudoises le 28 juin. 

 

Swissrally par "Boss"

 

 


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