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Qu'est-ce que le Rallye ? Petit
descriptif pour les non initiés...
Il est un
peu long, mais faire plus court aurait signifié passer
sur certains points... Alors,
accrochez-vous !
Le rallye
automobile est une compétition qui allie régularité
et vitesse.
Une épreuve propose une succession de parcours routiers
- les secteurs de "liaison",
où les règles de la circulation routière s'appliquent
normalement - et de portions chronométrées - les
"spéciales" ou
"ES" - où seule
la vitesse compte. Le tout s'étale sur un à trois
jours, souvent en plusieurs étapes, et sur des
longueurs de
quelques dizaines de kilomètre (rallye régionaux et
rondes) à plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres
(épreuves du championnat du monde des rallyes). Le
classement s'établit par l'addition des temps réalisés
par chaque concurrent dans l'ensemble des spéciales,
auxquels viennent s'ajouter les éventuelles pénalités.
Essayons de décrire le déroulement d'un rallye en détails.
Le parcours se découpe en différents secteurs de
liaison séparés par des "contrôles
horaire" (CH);
chaque concurrent se voit attribuer une heure de départ
et un temps imparti pour parcourir le secteur (jusqu'au
prochain CH). Ces
informations se trouvent sur un carnet de bord remis par
l'organisateur (à
ne pas perdre sous peine de disqualification...)
Suivons l'exemple de l'équipage X pendant un rallye: il
est attendu à la sortie du parc de départ à 8h24 et
dispose de 38 min. pour se rendre au premier CH; il doit
donc "pointer" à
ce CH "dans la minute" correspondante, soit
entre 9h01.00s et 9h01.59s. S'il pointe en avance,
chaque minute d'avance sera transformée en 20 secondes
de pénalité, car il s'agit alors forcément d'un
erreur de calcul de l'équipage, alors que chaque minute
de retard lui vaudra 10'' de pénalité seulement
puisque ce sont tous les aléas du parcours qui peuvent
alors être à l'origine de ce
retard.
La plupart des CH se trouvent juste avant le départ
d'une épreuve spéciale ou d'un parc de neutralisation
ou regroupement, de plus en plus également d'un parc
d'assistance. Ainsi, après avoir pointé, notre équipage
X se rend au départ de l'épreuve spéciale N°1; sur
ce parcours, en général de quelques centaines de mètres
seulement, il n'y a pas de temps imparti et trois
minutes minimum sont garanties à l'équipage pour se préparer,
mettre les casques, etc..
Arrivé au départ de la spéciale, les commissaires
vont inscrire sur le carnet de bord "l'heure
de départ" de la spéciale; c'est l'heure où
sera donné le top de départ de l'épreuve spéciale,
mais c'est également l'heure à laquelle le délai
imparti pour se rendre au deuxième CH débutera.
En reprenant
notre équipage X qui vient de pointer à 9h01.38s, il
arrive au départ de l'ES1 où le commissaire lui marque
9h10; il voit aussi sur le carnet de bord le délai de
48 min. pour se rendre au CH2; il devra donc y pointer
entre 9h57.00s et 9h57.59s.
Ainsi à 9h10, le starter de l'ES1 lui décompte le départ
et c'est parti pour le premier secteur chronométré.
Pendant les 12,4 km de l'ES1, le navigateur (ou
copilote) égraine à son pilote les notes prises
pendant les reconnaissances, qui lui annoncent les
virages et autres difficultés du parcours. Il n'y a
alors que le temps jusqu'à la ligne d'arrivée de la spéciale
qui compte et le plus rapide est le meilleur.
Supposons que notre équipage mette 8'30'' pour
parcourir la spéciale, à presque 90 km/h de moyenne,
il lui restera donc les 48' allouées jusqu'au CH2 moins
le temps déjà écoulé sur la spéciale (8'30'), soit
39'30'' pour se rendre au CH2.
Ainsi, il doit non seulement parcourir la liaison qui le
mène au CH2 mais également, dans le système
traditionnel, se ménager le temps de faire son
assistance pendant ce parcours de liaison.
Pour définir
le temps entre deux CH, l'organisateur utilise en générale
une vitesse moyenne, de l'ordre de 35 km/h et le délai
dépend donc directement de la longueur du secteur. Dans
notre exemple, s'il y a 28 km entre le CH1 et le CH2, à
l'arrivée de la spéciale, notre équipage dispose donc
de 39'30'' pour parcourir les 15,6 km restant jusqu'au
CH2. A supposer qu'il parvienne à rouler à la moyenne
de 50 km/h (il est
alors sur route ouverte...), il
mettra environ 18' pour atteindre le CH2 et disposera
ainsi, en théorie car il faut toujours garder de la
marge, de 21'30'' pour son assistance.
Et ainsi de suite pour chaque spéciale.
Bien sûr, pendant tout le parcours, le trajet est imposé;
il est décrit sur un "road-book"
remis aux concurrents quelques semaines avant l'épreuve.
Ainsi, il n'y a pas moyen de prendre de raccourcis; pour
s'en assurer, l'organisateur met parfois en place des
contrôles secrets où le passage de chaque concurrents
est soigneusement noté; celui qui n'y est vu est immédiatement
disqualifié.
Tout cela vous explique l'importance d'un excellent
navigateur, car sans lui, le pilote ne ferrait rien. Son
rôle est même souvent plus stressant que celui du
pilote, puisque pendant toute la durée de l'épreuve,
il doit sans discontinuer contrôler ses chronomètres
et sa montre et dicter à toute l'équipe le temps
disponible pour chaque action, alors que le pilote n'est
sous pression que pendant les épreuves
spéciales et peut se relaxer entre-deux.
Précisons encore quelques points:
-
Classement
"scratch": il
s'agit du classement en temps, tous groupes (voir
ci-dessous) confondus.
-
"Parc
fermé": c'est une période pendant
laquelle toute intervention sur le véhicule est
interdite. On y rentre par un CH et on en ressort de
la même manière. Les véhicules ne peuvent être
approchés que par l'équipage quelques minutes
avant son heure de sortie
-
Les
"neutralisations"
sont des parcs fermés qui permettent de resserrer
l'horaire du rallye. En effet, avant une
neutralisation, si par exemple les équipages n°2
à 9 ont abandonné, l'équipage n° 10 roule tout
de même 9' après l'équipage n° 1 puisque ses
heures de départ ne sont pas modifiées. Par
contre, après une neutralisation, l'heure de sortie
du parc fermé est ramenée à 1' après celle de l'équipage
n° 1.
-
Les
"regroupements";
il s'agit de neutralisations à l'occasion
desquelles l'ordre de départ est rétabli selon le
classement intermédiaire de l'épreuve. Exemple: si
notre équipage X s'était élancé au départ avec
le numéro 29 (29ème à quitter le parc
de départ) mais que ses temps dans les spéciales
précédent le regroupement lui valent la 14ème
place au classement intermédiaire (scratch), il
sera la 14ème voiture à quitter le
regroupement (il garde toutefois sont N° 29).
-
Pendant
les secteurs routiers (liaisons),
les infractions au code de la route sont converties
par l'organisateur en pénalités (temps ajouté,
donc recul dans le classement) et peuvent aller
jusqu'à la mise hors course (exemple: un deuxième
excès de vitesse...). C'est pourquoi les secteurs
de liaisons voient proliférer les "boîtes
à grimace" et autres "Flash".
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Donc,
si vous suivez un rallye, roulez cool !!!
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Voici encore
un bref descriptif des groupes dans lesquels sont classés
les véhicules des participants.
Groupe
"A", voitures de tourisme, avec de
nombreuses modifications autorisées, pour autant que
celles-ci figurent dans la fiche d'homologation du
constructeur, approuvée par la F.I.A.
Groupe
"N", voitures de tourisme, quelques légères
modifications autorisées (équilibrage du moteur,
suspensions, sécurité) pour autant que celles-ci
figurent dans la fiche d'homologation du constructeur,
approuvée par la F.I.A.
"Kit-car",
voiture de tourisme, moteur de 2 litres de cylindrée
atmosphérique modifié, deux roues motrices. Très légères
et agiles, s'expriment parfaitement sur goudron sec.
"World
Rally Cars "WRC", voitures d'usines, 2
litres de cylindrée maximum, mais turbo autorisé, 4
roues motrices, doit être tirée d'un modèle du
constructeur, possibilité de modifier beaucoup de
points, pour autant que celles-ci figurent dans la fiche
d'homologation du constructeur, approuvée par la F.I.A.
"IS/A",
voitures de tourisme répondant au groupe "A",
dont l'homologation est caduque.
"IS/N",
voitures de tourisme répondant au groupe "N",
dont l'homologation est caduque.
Répartitions
des classes de cylindrée:
A1 - N1 - I/S1 = 0 à 1400 ccm3
A2 - N2 - I/S2 = 1401 à 1600 ccm3
A3 - N3 - I/S3 = 1601 à 2000 ccm3
A4 - N4 - I/S4 = 2001 à 2500 ccm3
A5 - N5 - I/S5 = 2500 ccm3 et plus
J'ai voulu
vous donner un aperçu de ce qu'est le rallye, vous
trouverez tous les règlements et voitures homologuées
sur le site de la FIA
ou de l'ASS
Un Grand MERCI,
à
Claude-Alain
Ferrière et à Jean-Pierre
Leuenberger
pour leur aide à la rédaction de cette page.
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